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Maison d'hôtes de Madame Martel à Biguglia

Maison d'hôtes de Madame Martel à Biguglia

Portrait de Florence Martel

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Bonjour Madame Martel, pouvez-vous vous présenter s'il vous plaît ?

Je m’appelle Florence Martel, j’ai 54 ans. Je suis d’origine bretonne, mais j’ai vécu à Paris où j’étais assistante juridique. Là-bas, j’ai rencontré mon mari qui était Corse de par sa mère. En 1999, alors que nous avions trois enfants en bas-âge, nous avons eu l’occasion d’acheter une maison à Calenzana, nous n’avons pas hésité une seconde.

Au début, je tenais des magasins de jouets à Calvi, que j’ai vendus par la suite pour travailler chez des architectes. C’est là que j’ai eu envie d’ouvrir une chambre d’hôtes : je souhaitais être moi-même et m’épanouir. C’est comme si j’avais été appelée à faire des chambres d’hôtes ; ça m’est tombé dessus, je devais faire autre chose de ma vie.

J’avais toujours rêvé d’avoir un hôtel ou un restaurant, d’offrir un lieu de vie agréable aux gens, où je pourrais prendre soin d’eux ; c’est ainsi que l’aventure a commencé. Mes filles étant parties, je n’avais plus qu’à aménager leur chambre.

Où se situe votre maison d'hôtes ?

Depuis 10 ans, ma maison d’hôtes se trouve dans un lotissement à Biguglia, au lieu-dit Campo Vallone. Nous avons la chance d’être sur les hauteurs, et de ne pas être enclavés. La vue sur la mer et la montagne sont un véritablement dépaysement pour les clients. Ils en sont agréablement surpris et n’ont pas l’impression d’être dans un lotissement.

Notre hébergement étant proche de tout, les vacanciers ont l’opportunité de visiter une grande partie de la région. En général, je leur conseille d’aller vers Bastia, bien évidemment, St-Florent, le Cap Corse ou encore Corte. Quand ils partent vers Bonifacio, je me lève plus tôt pour leur préparer le petit déjeuner. Comme j’ai fait beaucoup de randonnées en Corse, notamment le GR20, je leur indique des points précis ou des adresses secrètes ; ils sont ravis.

Combien de temps de travail vous a demandé l'ouverture de votre hébergement ?

L’idée d’ouvrir une maison d’hôtes m’est venue à la fin de l’année 2013 ; j’ai ensuite quitté mon emploi en mars 2014. Mon habitation étant relativement neuve, elle n’a nécessité que quelques mois de travaux, quatre au total, pour, par exemple, rajouter une salle de bain ainsi qu’un wc supplémentaire.

Quel est votre métier et quels sont vos centres d'intérêts ?

Depuis quelques mois, j’exerce comme traiteur à domicile. La raison ? J’ai toujours eu une grande passion pour la cuisine. Un jour, l’une de mes clientes était à pied et était dans l’incapacité de manger dehors. Je lui ai donc préparé un repas qu’elle a grandement apprécié. C’est ainsi que de temps en temps, je proposais mes services quand j’avais l’occasion. Ça a tellement bien marché que j’ai décidé d’ouvrir ma table d’hôtes. Durant les deux premières années, je cuisinais de la viande alors que j’étais végétarienne, puis, au bout de la 3e année, j’ai décidé de proposer ma cuisine végétarienne, c’est ensuite devenu une spécialité. Dans une région où la restauration végétarienne est peu développée, j’ai commencé à donner des cours de cuisine, j’ai organisé des pique-niques végétariens, et j’ai même fait le service pour des restaurants de la région. En 2017, j’ai exercé en tant que traiteur au Corsican Woodstock et cette année, j’étais présente en tant que traiteur à la foire de la Canonica à Lucciana où j’ai préparé 600 repas vegan.

C’est amusant car j’exerce à la fois pour ma fonction de traiteur et pour mes clients. À mes yeux, tenir une maison et table d’hôtes est une activité générale. Je fais connaître la cuisine vegan grâce à mes chambres d’hôtes et par ma façon d’être. C’est une attitude globale. Les gens sont bien accueillis, tout est confortable, les repas sont bons, et nous sommes écolos. Nous prenons soin de notre environnement et nous partageons nos convictions et valeurs avec les gens que nous recevons. À mes yeux, c’est un peu comme une mission de vie.

D'où tenez-vous cet attrait pour l'alimentation vegan ?

A l’origine, je suis végétarienne, mais je suis devenue vegan depuis 2-3 ans en voyant la situation dans les abattoirs et tout ce qui était relatif à l’élevage des poulets. Je me suis donc spécialisée dans ce domaine et ai décidé de ne plus prendre d’œufs ni de produits laitiers, sauf si je connais les producteurs. J’ai ainsi inventé beaucoup de recettes, aussi riches que variées, pour le plus grand bonheur de mes clients.

À l’époque, j’étais inscrite sur un site allemand référençant les hébergements vegans en Europe. Comme je suis la seule à proposer un tel service en Corse, de nombreux clients sont fidèles depuis des années car ils ont la garantie de manger un repas 100% vegan.

Comment vous-procurez-vous vos produits ?

Je les achète uniquement en local. Il y a un très bon maraîcher à Borgo, une épicerie où il est possible d’acheter uniquement des produits en vrac ainsi qu’un site internet local sur lequel je peux commander des produits bio locaux en livraison. Je tiens absolument à consommer local et faire tourner l’économie insulaire.

Comment s'est déroulée la réalisation de votre projet ?

Quand j’ai acheté ma maison, il n’y avait que le gros œuvre qui était terminé. C’était des parpaings et un toit installés sur un terrain vague ; je me suis donc attelée à la faire à mon goût. J’ai fait appel à des artisans pour l’élaboration de mes clôtures extérieures en fer forgé, ainsi que ma cuisine. Pour le reste, comme je n’avais pas un budget élastique, j’ai appris à faire beaucoup de choses toute seule comme la peinture, le dressing, l’électricité et le jardin. J’ai également décoré l’intérieur à mon goût. J’ai acheté quelques petites choses sympas que je trouvais par-ci, par-là et tous les hivers, j’améliorais la disposition des pièces ainsi que l’aménagement des terrasses extérieures.

Quelles motivations animent votre choix ?

A la base, ma maison d’hôtes était référencée sur des plateformes internationales. Mon arrivée récente aux Gîtes de France est purement fortuite. Un jour, l’un des sites sur lequel j’étais et qui m’apportait beaucoup de clients n’a pas renouvelé mon contrat car il arrêtait l’activité. Il m’avait toujours apporté beaucoup de monde, et d’un coup, je n’avais plus rien. Comme le hasard n’existe pas, et alors que je cherchais un site sérieux et professionnel, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres un flyer des Gîtes de France. Je n’y avais jamais songé car pour moi, les chambres d’hôtes n’étaient pas concernées. Mais en voyant l’inscription « maison d’hôtes », je me suis déplacée à l’agence de Borgo et tout s’est fait dans la foulée. Je suis d’ailleurs très heureuse de mon adhésion car tout a été carré, je suis passée en mairie, j’ai obtenu un permis d’exploitation…

Lors de la journée de formation concernant le permis d’exploitation, j’ai d’ailleurs rencontré d’autres propriétaires de chambres d’hôtes, implantés à Castirla. Nous avons immédiatement sympathisé, et je leur ai donné quelques tuyaux concernant le fonctionnement d’une table d’hôtes…  Selon moi, dans ce milieu, le partage est essentiel. Mieux ce métier est exercé par tout le monde, mieux la profession s’en porte.

Avez-vous une anecdote à nous raconter ?

J’ai deux ou trois anecdotes qui me viennent à l’esprit. À commencer par l’année dernière. J’avais deux couples de vacanciers chez moi, dont l’un d’eux qui était féru de chasse en Sologne. A l’origine ils n’avaient pas prévu de manger chez moi car ils dégustaient leur sanglier de l’autre côté ; mais un soir, en voyant le repas des autres, ils ont commandé un repas pour le lendemain soir. Résultat, ils ont dîné chez moi tous les soirs et ce, alors que je proposais de la cuisine loin de leurs plats de prédilection. En riant, j’ai même dit aux clients qu’il n’y avait ni œuf, ni fromage, ni produits laitiers.

Par ailleurs, j’ai eu l’occasion d’avoir comme clients des bénévoles de l’association L214. Ce sont des personnes qui filment le procédé utilisé dans les abattoirs. Ce fut des rencontres extraordinaires et c’est un véritable honneur d’avoir eu des hôtes comme eux, car ils effectuent un travail d’information impressionnant.

Merci Madame Martel, votre histoire donne envie de découvrir votre maison d'hôtes...

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