C’est là-bas, à Monaccia d’Aullène, quelque part
sur la droite ou sur la gauche, selon que l’on
vienne de Porto-Vecchio ou d’Ajaccio. Un village
avec son église, une petite route qui s’enfonce
dans de doux vallonnements et des gites noyés dans une campagne silencieuse.
Jean-Jacques Lucchini et Alain Sala prennent leurs clients comme ils
viennent. Sont-ils amoureux de la randonnée pédestre, les accompagnateurs de montagne qu’ils sont les emmènent ou leur expliquent posément,
carte en main, les itinéraires à suivre et les pièges
à éviter. Cela s’étend de la petite balade
dans le maquis ou en bord de mer à découvrir à
l’épreuve plus sportive. Au passage, ils vous expliqueront
pourquoi le veau corse à la viande plus
rouge que celle connue sur le continent a forcément
été élevé sous la mère et pourquoi la
charcuterie est plus chère par la nature même
du cochon corse. Et pourquoi l’un et l’autre sont
naturellement meilleurs. Au passage, ils indiqueront
où acheter quoi. « L’image que je cherche
à vendre est celle de la Corse », répètent-ils.
D’une Corse qui se découvrirait au printemps
quand le maquis est en fleurs. Celle d’une Corse
qui peut se découvrir au détour des chemins
dont le touriste n’aurait pas idée.
Et ces terriens nés
peuvent même emmener les amateurs à la pêche en mer. Ils ont mués la culture villageoise de
leur enfance en passion pour leur île. Difficile de
ne pas la partager en le suivant dans un itinéraire
qui vous mène des cistes et des arbousiers
méditerranéens au thym typique du climat alpin.
En quelques heures de marche.